Avant de me lancer la tête baissée dans les cosmétiques bio/naturels, Ecocert était un des seuls labels que je connaissais, sinon le seul.

Un label ? Je suis déjà perdue.

Comme indiqué sur leur site, Ecocert est un organisme [frenchie] indépendant de certification spécialisé en agriculture biologique, créé en 1991. Cet organe a vu le jour afin de soutenir l’agriculture biologique française.

Ecocert a contribué à l’élaboration des réglementations française et européenne. L’organisme travaille en lien avec le Ministère de l’Agriculture, l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) et la Commission Européenne afin de pérenniser ce mode de production.

Oui, m’enfin, tu nous parles en chinois. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?

Les producteurs et fabricants qui souhaitent obtenir “ce Saint Graal” doivent respecter les règlements de l’agriculture biologique. Ensuite, des auditeurs Ecocert déployés un peu partout en France (tels des espions) effectuent des vérifications sur le terrain parce que sinon, cela serait trop simple. Ils inspectent les sites de production et de transformation ; rédigent un rapport qui est par la suite adressé aux chargés de certification.

“Comment est votre blanquette ?”

Si tout est clair et limpide comme de l’eau de roche [“c’est dans la poche les gars”], les chargés de certification délivrent aux producteurs et fabricants la certification, ce qui passe par un logo et des documents de certifications.

Et ce n’est pas tout…

En 2002, Ecocert a lancé le premier référentiel pour les produits “Cosmétiques Ecologiques et Biologiques”, actuellement commercialisés sous les labels “cosmétique écologique” et “cosmétique biologique”. 90% des produits cosmétiques bio en France sont certifiés selon ce référentiel [Autant te dire que cela concerne pas mal de monde]. L’apposition de la mention “Cosmétique biologique certifié par Ecocert” est obligatoire. Si vous croisez au coin d’une rue, ce genre de produits, vous pouvez êtres sûrs que :

  • Les ingrédients sont issus de ressources renouvelables et transformés par des procédés respectueux de l’environnement ;
  • Les ingrédients OGM sont absents ainsi que le paraben, phénoxyéthanol, silicone, polyéthylène glycol (PEG), parfums et colorant de synthèse ;
  • Les ingrédients d’origine animale sont exclus, à l’exception des substances qu’ils produisent naturellement et qui ne mettent pas directement en cause la vie des animaux (lait, miel, cire d’abeille, propolis) ;
  • Les tests sur les animaux sont interdits ;
  • L’emballage est issu de matières biodégradables, recyclables et/ou recyclées ;
  • La fabrication et le conditionnement font l’objet d’un audit annuel ;
  • Les mentions obligatoires sont bien présentes afin d’informer le consommateur dont le pourcentage réel d’ingrédients bio contenus dans le produit ;

Pourcentage précis des ingrédients ?

Le label Ecocert exige pour les cosmétiques :

  • Un minimum de 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle,
  • Un minimum de 10% d’ingrédients bio,
  • Un maximum de 5% de molécules synthétiques qui demeurent indispensables comme agents de conservation,

Il y a un couac non ? Pourquoi tant d’écart dans les pourcentages ?

Les cosmétiques contiennent certains ingrédients comme l’eau, les minéraux, des tensioactifs ou émulsionnants non issus de l’agriculture biologique. Ils ne peuvent donc pas être certifiés bio. C’est le cas des gels douches et des shampooings, composés généralement à 90% d’eau et de tensioactifs. Inversement, une huile de massage peut comporter 100% d’ingrédients bio.

Une fois le label obtenu, on est tranquilou bilou ?

Pas vraiment. On ne vous lâche pas la grappe comme ça ! Vous aimez les surprises ? Sans compter les contrôles annuels de surveillance, des contrôles imprévus peuvent être effectués ainsi que des prélèvements. “Oh grand dieu, vivre dans l’urine c’est affligeant. Mais où va le monde ? ” Pas ce type de prélèvement mais vous avez compris le principe.

Et si les règlements ne sont pas respectés ?

C‘est une évidence si je vous dis que les producteurs et fabricants ne seront pas félicités. Au contraire. Dans le meilleur des cas, ils devront ajuster le tir et corriger leurs erreurs ; dans le pire, des sanctions seront mises en œuvre. Hein Denis ?

Quels secteurs ?

Je me focalise principalement sur les cosmétiques puisque c’est légèrement le sujet de mon blog mais sachez, que le label concerne d’autres domaines comme l’alimentation, les vêtements, les produits d’entretien…

Ann

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